Fiction/non fiction

Serge TOUBIANA

Jours : Sam, Dim - Stand : PAGE ET PLUME (36)

Le fils de la maitresse (Arléa)

Écrire sur son enfance, c’est se confronter à ses fantômes. C’est écrire sur ceux qui nous manquent, dont on vit si mal l’absence, pour lutter contre l’inéluctable effacement du Temps, en leur donnant une chance de revenir, de revivre. Pure illusion, mais si forte qu’ils en deviennent réels le temps de l’évocation.
Serge Toubiana a grandi en Tunisie au bord de la mer, dans une famille heureuse. Sa mère était insti- tutrice et son père horloger. Tous deux étaient des communistes engagés. Son père avait la passion du jeu et de la liberté, quand elle avait le goût de transmettre et d’éduquer. Au-delà de l’évocation des jours heureux, cet autoportrait du Fils de la maîtresse est un éloge de la transmission : « Je me suis rendu compte, dira Serge Toubiana, que j’avais choisi le même métier qu’elle : en transmettant mon amour du cinéma, je me sens tel un instituteur du cinéma. Transmettre et partager, c’est aimer.»

Serge Toubiana est président d’UniFrance depuis 2017. Il a été critique aux Cahiers du cinéma et di- recteur de la Cinémathèque française. Il est l’auteur de nombreux livres sur le cinéma, dont une bio- graphie de François Truffaut, avec Antoine de Baecque (Gallimard, 1996). Ses derniers ouvrages : Les Fantômes du souvenir (Grasset, 2016), Les Bouées jaunes (Stock, 2018), L’Amie américaine (Stock, 2020) et Ozu et nous, co-écrit avec Nathalie Azoulai (Arléa, 2021).