David Fortems reçoit le Prix Régine Deforges 2021

David Fortems signe son premier roman, Louis veut partir paru aux Éditions Robert-Laffont et devient le lauréat de la 6e édition du Prix Deforges ce mercredi 7 avril. Âgé de 24 ans, l’auteur est issu d’un quartier populaire de banlieue parisienne, normalien, diplômé en études cinématographiques, il vit et travaille à Paris.

Louis veut partir est son premier roman. Il y raconte la vie de Pascal, ouvrier dans une petite ville des Ardennes françaises, qui a toujours été fier de son fils Louis, un garçon calme, bon élève et féru de lecture. Une passion presque obsessionnelle pour la littérature qui dénote dans leur entourage modeste, peu enclin à la culture. Père et fils vivent une vie tranquille, heureuse et faite de silences complices. C’est du moins ce que pense Pascal jusqu’au jour où le corps de Louis est retrouvé à la confluence de la Meuse et de la Semoy, où il a décidé de se suicider. Abasourdi et accablé, Pascal découvre, à partir d’un simple SMS sur le téléphone de Louis, tout ce qu’il ignorait. De rencontre en rencontre, la vérité va lui sauter au visage : son fils était pour lui un parfait inconnu. Un roman aigu sur l’absence tragique de communication au sein d’une famille et le caractère implacable du déterminisme social.

Organisé conjointement par la Ville de Limoges et les enfants de l’auteure et co-présidents du jury, Camille Deforges-Pauvert, Léa Wiazemsky et Franck Spengler, le Prix Régine Deforges récompense chaque année un premier roman écrit par un auteur francophone.

La Ville de Limoges récompensera le lauréat à hauteur de 3 000 €. Les ouvrages proposés par les maisons d’édition sont présélectionnés par le comité de lecture piloté par la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges. Celui-ci est composé de représentants de la bibliothèque, de citoyens-lecteurs et de libraires partenaires de la manifestation Lire à Limoges. 8 premiers romans ont ainsi été sélectionnés pour concourir à l’édition 2021 du Prix Régine Deforges.

Photo illustration © Astrid di Crollalanza