« Le combat pour la nourriture, c’est celui de notre jeunesse : pour un avenir métissé, joyeux et ouvert prenant en compte les enjeux de la transition écologique nécessaire à notre survie. »
Olivier Roellinger est l’un de nos plus grands chefs étoilés. C’est le premier à avoir remis les épices à l’honneur, et à s’être battu pour une cuisine métissée et ouverte sur le monde.

Pour une révolution délicieuse (Fayard)
28 août 2019

« Comme beaucoup d’entre vous, j’ai connu des épreuves. […] À 20 ans, laissé pour mort en pleine rue par une bande de violents, j’ai réappris à respirer, à marcher et à vivre grâce à la cuisine. La seconde rupture, je l’ai connue plus tard, alors que j’étais au firmament de ma carrière. Un problème de santé m’a frappé et m’a permis de prendre conscience d’une nouvelle responsabilité, celle de mener un combat qui me tient à cœur depuis si longtemps : protéger nos petits producteurs talentueux à travers le monde pour qu’ils vivent décemment de leur métier. Pour que ces sentinelles de la biodiversité œuvrent à préserver notre patrimoine alimentaire. […] la nourriture est tout à la fois notre premier médicament, notre héritage et notre culture. Il est essentiel de transmettre le goût d’une cuisine écologiquement saine à nos enfants, comme nous leur apprenons à marcher, lire et compter. Face à l’état de la planète, la cuisine est une des clés de la transition écologique qui s’impose à notre société. »

Photo ©DR