DAVID PRUDHOMME est né en 1969 à Tours.
Depuis 1992 il se livre à l’activité de contrebande dessinée. Il réalise avec Étienne Davodeau en 2003, l’adaptation du roman de Georges Brassens, La tour des miracles.
En 2006, La Marie en Plastique avec Pascal Rabaté obtient un Essentiel au Festival d’Angoulême. En 2009, Rébétiko, la mauvaise herbe connait un succès critique et obtient un nouvel Essentiel au Festival d’Angoulême et le Prix Lire de la meilleure bande dessinée de l’année.
2012 : Il rejoint la collection musée du Louvre/Futuropolis avec La traversée du Louvre pour lequel il est récompensé par le Prix international de la ville de Genève.
En 2021 il reçoit pour Du bruit dans le ciel, récit autobiographique, le prix BD RTL de l’année. Son œuvre est régulièrement exposée en galerie et festivals. Il vit à Bordeaux.
L'histoire
La suite de Rébétiko, l’ouvrage qui a fait connaître David Prudhomme.
Le rebetiko (ρεμπέτικο) est une forme de musique populaire grecque apparue dans les années 1920. On peut y entendre le chant des marginaux, des consommateurs de hachich.
Doit-on courber l’échine pour continuer à exercer son art ?
En 1936, le général Ioánnis Metaxás prend le pouvoir, instaure la dictature et met en place la censure. Sont interdites toutes les chansons qui emploient des gammes orientales, les rebetikas, jugées subversives. La police saccage les cafés, détruit les instruments, casse les doigts des musiciens qui continuent de jouer cette musique. Katina est tenancière d’un café qui accueille des musiciens de Rébétiko et leurs deux chanteuses, Bèba et Marika.
La question qu’elle leur pose est simple en apparence : soit ils acceptent de changer de registre, d’abandonner leurs instruments traditionnels pour continuer à jouer ensemble et gagner leur vie, soit ils
refusent et ils se retrouvent tous au chômage ou condamner à prendre un autre travail.
Comme le dit l’un d’entre eux : « Nous avons le malheur de n’être que ce que nous sommes, dans un monde qui ne veut plus de ce que nous sommes. »
©Alain Bujak