Fiction/non fiction

Catherine DELORS

Jours : V, S, D - Stand : 6

L'inconnu de Whitechapel (Héloïse d'Ormesson)

Née en 1969, passionnée d’histoire, Catherine Delors est une avocate franco-américaine qui vit entre Los Angeles et Paris. Troisième roman historique aux éditions Héloïse d’Ormesson, L’Inconnue de Whitechapel est précédé de deux succès en librairie : Gabrielle ou les infortunes de la vertu (2022) et Blanche et la bonne étoile (2023).

L'histoire
Mary Jane Kelly se cache à Whitechapel, pour échapper à un passé sulfureux. Son allure détonne dans ce quartier populaire, situé à l’est de Londres. Des tensions sociales accrues secouent le quartier depuis l’afflux d’immigrants juifs fuyants les pogroms d’Europe centrale. Les loyers flambent, le chômage s’aggrave. L’amant de Mary Jane perd son travail et sous la pression de leur propriétaire, elle doit se résoudre à se prostituer de manière à payer son loyer.
Une série de crimes, comparés à des meurtres rituels, défrayent la chronique à l’été 1888, tandis que la police ne fait pas mystère de ses soupçons envers les réfugiés. Le surnom de « Jack l’éventreur » se répand et de violentes émeutes antisémites éclatent alors. La communauté juive elle-même se déchire, entre révolutionnaires, qui se rassemblent au club des travailleurs internationaux, et orthodoxes, parmi lesquels Aaron Kosminski, un jeune chômeur originaire de Pologne.
Après la découverte de deux nouvelles femmes égorgées, l’une dans la cour du club socialiste, l’autre derrière la grande synagogue, Scotland Yard tâtonne et privilégie la piste d’un suspect juif, sans preuve probante. Quant à la mystérieuse Mary Jane, détient-elle la clef de cette sinistre affaire ou est-elle la derrière victime de l’homme au tablier de cuir ?
En redoutable détective Catherine Delors mène l’enquête dans ce monde parallèle des truands, des dockers, des prostituées, des pickpockets, des prolétaires et reconstitue, comme autant de pièces à conviction, cette ténébreuse affaire du premier serial killer des temps modernes.

©Philippe Matsas