Rafael Ortiz est un dessinateur argentin apparu au début des années 2010 avec des séries comme Dan the Unharmable (Panini Comics), God Is Dead (Avatar Press) ou Crossed (Panini Comics). Cantonner le Sud-Américain au registre gore serait une erreur car il n’a de cesse d’explorer des univers très différents comme le prouve sa collaboration avec le scénariste Jean-David Morvan sur une biographie de Mao Zedong (Glénat) et sur une histoire de Reims, De Clovis à Jeanne d’Arc (Petit à Petit).
En 2018, Rafael a travaillé avec le scénariste Frédéric Richaud sur L’Envers des nuages (Glénat), une fiction sur la Croix Rouge engagée dans les conflits africains. En 2019, il a commencé à travailler en équipe avec The Tribe, sur des albums tels que The Division (Les Deux Royaumes), Collection Serial Killer (Glénat) et l’adaptation de l’œuvre de Boris Vian J’irai cracher sur vos tombes (Glénat). En 2020, Rafael Ortiz publie le Magnum photos Mohamed Ali, Kinshasa 1974 en collaboration avec J.-D. Morvan, puis Sur le front de Corée avec Stéphane Marchetti. Il revient aujourd’hui avec J.-D. Morvan et Victor Matet pour l’adaptation en BD des Cahiers d’Alter Fajnzylberg.
L'histoire
Qu’y avait-il donc dans cette boîte à chaussures, ce mystérieux réceptacle qu’Alter Fajnzylberg, juif polonais rescapé d’Auschwitz, conservait chez lui depuis la fin des années 1940 ? Roger, le fils d’Alter, a attendu plus de cinquante ans avant d’oser l’ouvrir,
cette boîte énigmatique qu’il connaissait depuis son enfance. À l’intérieur se trouvaient quatre cahiers, consciencieusement remplis par Alter au sortir de la guerre : le récit de sa vie jusqu’en 1945, un pan d’Histoire sous la plume d’un survivant. Ce que j’ai vu à Auschwitz : Les Cahiers d’Alter retrace cette histoire, et plus encore.
L’adaptation en BD des Cahiers d’Alter Fajnzylberg, détenu à Auschwitz-Birkenau de 1942 à 1945.
©D.R.