Fiction/non fiction

Léa GUILLON

Jours : D - Stand : 10

Ivre mort (Black-out)

Léa Guillon est née le 7 mai 1996 à Guéret et vit actuellement à Limoges. Durant sa jeunesse, elle développe des troubles psychiques qui ont entraîné une tentative de suicide, nécessitant une hospitalisation. C’est pendant cette période qu’elle écrit « Ivre de mort, je survis », son roman-témoignage. En amont, elle a obtenu une licence de sciences de l’éducation et un master MEEF encadrement éducatif, qui lui ont permis d’exercer la profession de CPE. Aujourd’hui, Léa est pair-aidante. Son rapport à l’écriture est un outil thérapeutique qui l’a aidée à surmonter les épreuves les plus difficiles. Ainsi, elle souhaite faire connaître son œuvre au grand public : « Elle donne du sens à mon parcours et est légitime dans mon approche thérapeutique ». Ambitieuse, elle dédie son livre au service d’autrui, et réfléchit également à une démarche pédagogique et ludique.

L'histoire
Je suis en perpétuel déséquilibre entre cette douleur intérieure intense et cette volonté d’aller bien pour faire du bien à ceux qui m’entourent. Je suis en déséquilibre permanent entre la volonté d’être morte et celle de vivre intensément.[...] Je déteste être ce que je suis. J’aimerais ne pas être comme ça. J’aimerais penser comme tout le monde, raisonnablement, de manière mesurée, de manière contrôlée. Je n’en peux plus de subir ces avalanches d’émotions, ces idées noires, ce sentiment d’injustice qui me rend impulsive et incontrôlable. [...] Haëlle est une femme comme les autres, enfin, elle aimerait l’être. Parfois, la vie est tellement emplie d’inconnu qu’on a l’impression d’avancer les yeux bandés. Quelle voie emprunter, comment profiter des bons moments et comment panser ses plaies ? Haëlle n’a pas su trouver de réponse, que du vide. Cette situation l’a amenée sur une mauvaise pente et pourtant, même quand elle était au plus bas, sa vie a continué. Et si le vide était en réalité une confrontation avec soi-même ? Et si c’était ça dont elle avait vraiment besoin : trouver les bonnes questions pour se trouver ? Le temps qui nous est accordé, aussi désagréable qu’il puisse être, reste une opportunité. Voici comment Haëlle l’a vécue. 

©Black-out