Romancier et scénariste, Paul Beaupère vit à Versailles. Il est l'auteur de nombreuses séries jeunesse aux éditions Auzou, Nathan, Mame et Fleurus (La Famille Saint-Arthur, Le Chat de la sorcière Millerats, Le Club des voleurs de pianos...).
Douze balles pour Marie-Thérèse marque ses débuts en roman adulte – clairement interdit aux moins de 12 ans !
L'histoire
Marie-Thérèse Marchepied, 70 ans, veuve d'un artilleur et fille d'un chasseur alpin, vit recluse dans les forêts vosgiennes. Endurcie par une vie sans enfants, elle trouve refuge dans la traque obsessionnelle du gibier. Mais, un accident va tout changer : lors d'une partie de chasse, son viseur perd un cerf majestueux pour trouver Raoul, un violeur en série en pleine agression. Une balle bien placée sauve la victime et libère la région d'un monstre traqué depuis trois ans. L'affaire fait les gros titres : une héroïne involontaire est née.
C'est alors que débarque Abel Berg, un commissaire cynique et usé par quarante ans de carrière. Il lui propose un pacte diabolique : en échange de son silence, elle deviendra son bras armé. Il lui confie la liste de douze criminels impunis – violeurs, tueurs, corrompus et trafiquants, tous baptisés aux mois de l'année. Une balle par mois, douze morts, un an et elle sera libre. Pour elle, c’est une mission expiatoire. Et pour lui ? désir de justice ou vengeance personnelle ?
Hésitante, rongée par les scrupules, Marie-Thérèse rumine ses doutes auprès de son chamois empaillé Alfred, de son voisin Gudmund (un romancier à succès au pseudonyme féminin, et ex-délinquant repenti), du père Valla, un prêtre béninois jovial. Avec l'aide du bûcheron Maréchal et les idées macabres de Gudmund tirées de ses polars érotico-criminels, la vieille dame se lance dans un road-movie saignant, de la Dordogne aux monts vosgiens. D’embuscades forestières, en pièges ingénieux, son expertise cynégétique fait des ravages, mais les remords pointent, et l'enquête menée par les lieutenants Morny et Édith se resserre comme un étau.
©D.R.